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rizome serda conseil
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Gouvernance des données : le nouvel impératif face au risque cyber

Photo du rédacteur: Fabien Carré
Fabien Carré
8 sept.
2 min de lecture

Longtemps sous-exploitée par les organisations, la donnée s’impose aujourd’hui comme le carburant indispensable à leur survie : sans elle, il ne peut y avoir ni intelligence artificielle (IA) ni gestion électronique des documents. Pourtant, jamais les risques n’ont été aussi nombreux : piratages et vols de datas, erreurs humaines, stockage non-conforme, etc. Comment la gouvernance de l’information peut s’en prémunir ? Les détails.


Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, et Denis Berthault, Vice-président du gf2i (Groupement français de l'Industrie de l'information), étaient réunis le 11 juin 2026 lors de la demi-journée Archimag dédiée à la gouvernance de l’information. Plus particulièrement, la table ronde “Données stratégiques versus risque Cyber” a été l’occasion de rappeler un paradoxe majeur autour de la data.


En effet, les données possèdent une valeur multidimensionnelle (opérationnelle, fiscale, juridique, sensible, etc.) et contiennent souvent des informations à caractère personnel. Par conséquent, plus l'information circule au sein des écosystèmes, plus elle devient exposée aux menaces. De quoi faire redouter à 80 % des organisations (et jusqu’à 87 % dans le secteur public) la perte pure et simple de ces données (selon les chiffres du rapport Serda Conseil sur la gouvernance de l’information, paru en mars 2026).



Des menaces aussi bien internes qu’externes


Si la donnée revêt un caractère stratégique pour les organisations, sa gestion est loin d’être évidente. 80 % des participants au baromètre Serda Conseil en font une priorité absolue. L’objectif premier : se prémunir d’attaques technologiques externes (ransomwares, phishing), qui demeurent le risque numéro un pour 70 % des structures.


Pour autant, le facteur humain est loin d’être négligeable : les failles internes représentent une source de vulnérabilité pour 57 % des répondants. De fait, cette menace interne se matérialise au quotidien par des erreurs de manipulation ou de la complaisance : ouverture de pièces jointes suspectes, stockage de fichiers sensibles sur des espaces non sécurisés, ou encore contournement des règles de sécurité par simple commodité pour répondre à un besoin immédiat. Autant de mauvaises pratiques qui fragilisent encore la sécurité des données.


L’humain au cœur de la cybersécurité


Face à ce constat, se doter d’outils informatiques performants est un pré-requis indispensable, mais loin d’être suffisant. Comme le souligne Caroline Buscal, la cybersécurité est avant tout une question de comportement, de culture et de gouvernance. Protéger la donnée implique de la cartographier avec précision : savoir où elle est, qui y accède, pour combien de temps elle est conservée et avec quel niveau de confiance elle est partagée.


La directrice de Serda Conseil met également en avant une mesure de protection souvent oubliée : la destruction des données obsolètes. Environ 35 % des fichiers présents dans les systèmes d'information n'ont plus aucune raison d'être conservés, et leur suppression constitue en soi une barrière de protection.


Ultime bonne pratique à mettre en place : ne pas confier la gestion des données à la seule Direction des Systèmes d’Information (DSI). La gestion du risque cyber et la gouvernance de l'information doivent être portées par le COMEX, la Direction Générale et le Conseil d'Administration. C'est à ce niveau de décision qu'une communication régulière doit être maintenue pour inscrire la protection des données dans une véritable stratégie à long terme.



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