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- Projets IA : Pourquoi la préparation et le nettoyage de vos données sont indispensables avant de vous lancer ? (Retour sur la salon Techsolutions 2026)
L'Intelligence Artificielle transforme radicalement nos méthodes de travail, mais elle suscite autant d'engouement que d'inquiétudes. Lors de la récente conférence au salon Techsolutions, Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, a partagé sa vision et ses retours d'expérience sur la place de l'IA dans la gouvernance de l'information numérique. Synthèse des enjeux et de la méthode Serda Conseil pour des projets IA réussis et maîtrisés. Ne confiez pas les clés du camion à une "boîte noire" Sur le terrain, l'Intelligence Artificielle inquiète. Et pour cause : les utilisateurs ont souvent le sentiment de perdre le contrôle face à une technologie perçue comme une boîte noire. Les chiffres du Rapport Gouvernance de l'Information 2026 publié par Serda parlent d'eux-mêmes : 56 % des projets de transformation digitale concernent désormais l'IA générative. Nous ne sommes plus dans la simple analyse, mais dans la création pure de patrimoine informationnel. Pourtant, le paradoxe est saisissant : 67 % des organisations n'ont toujours pas formalisé de charte des usages en matière d'IA. Le constat de Serda Conseil : Trop de Directions Générales tardent à se saisir du volet stratégique de l'IA, n'y voyant qu'un enjeu technologique ou un simple ROI basé sur le gain de temps. Le rôle de Serda Conseil est d'accompagner les décideurs pour sortir de cette zone grise et encadrer ces usages de manière sécurisée. Cap sur 2027 : La conformité comme boussole L'enjeu des prochaines années n'est absolument pas de s'effacer derrière la machine, mais au contraire de reprendre la main grâce à une gouvernance de l'information renforcée. Avec l'application stricte de l'IA Act et du RGPD à l'horizon 2027, l'excuse de la "boîte noire" est morte. Aucun dirigeant ne pourra justifier une erreur juridique ou de conformité en plaidant : "C'est la faute de l'algorithme". « Nous devons exiger que chaque décision automatisée reste traçable, explicable et vérifiable sur pièce. » – Caroline Buscal L'approche Serda Conseil : Nous auditons et mettons en conformité vos processus d'informations pour que le risque juridique soit maîtrisé, garantissant ainsi une IA éthique et traçable. La règle d'or : "Arrêter d'industrialiser le bazar" L'IA n'est pas une baguette magique. C'est un moteur ultra-puissant qui exige un carburant propre. Déployer de l'IA sur des serveurs mal structurés, des silos désorganisés ou des archives incomplètes n'aura qu'un seul effet : générer des erreurs à la chaîne, dix fois plus vite. Avant d'acheter le meilleur algorithme, le prérequis absolu est l'hygiène des données présentes sur vos serveurs, dans vos répertoires et autres teams. Il faut purger les vracs bureautiques, restructurer le socle documentaire et achever les chantiers de digitalisation en cours. Nos cas d'usage récents : Pour une mutuelle : Serda Conseil accompagne actuellement la préparation des bases de connaissances en vue du déploiement d'un RAG (Retrieval-Augmented Generation) interne. Pré requis : fournir des données saines à la machine. Pour un organisme public francilien de 4 000 agents : Avant d'injecter la moindre IA, nous les aidons à nettoyer et restructurer 50 Téraoctets de données répartis dans plus de 2.500 espaces de travail. En harmonisant les règles et en purgeant les doublons, nous les aidons à préparer le terrain pour l'IA, mais a aussi à libérer massivement de l'espace de stockage, baissant ainsi son empreinte carbone. L'humain dans la "tour de contrôle" et l'émergence de l'IA Owner L'automatisation intelligente ne vient pas remplacer les collaborateurs, elle déplace la valeur de leur travail. L'humain ne passera plus ses journées dans "la soûte" à vérifier des documents ligne à ligne. Il monte en gamme. Chez Serda Conseil, nous préparons vos équipes à s'installer dans la "tour de contrôle". Leur rôle ? Fixer les règles du jeu, contrôler les dérives et arbitrer les cas d'exception. Pour garantir la confiance dans le système, un nouveau métier fait son apparition : l'IA Owner. Calqué sur le Data Owner, il est le garant métier qui s'assure que l'IA applique les bonnes règles de classement et puise dans les bonnes sources. Ce qu'il faut retenir pour bien démarrer vos projets IA Nettoyez vos données avant d'y inviter l'IA (hygiène documentaire) Exigez des décisions traçables et conformes (IA Act, RGPD) Faites monter vos équipes en compétences pour piloter ces nouveaux outils (conduite du changement). L'Intelligence Artificielle n'est pas qu'un projet IT, c'est un projet de gouvernance globale. Vous souhaitez préparer vos bases de données pour l'IA ou structurer votre démarche ? Les experts de Serda Conseil sont à vos côtés pour transformer cette complexité en valeur durable.
- Archivistes : la conservation fiscale passe à 10 ans. Vos référentiels sont-ils prêts pour 2027 ?
À compter du 1er janvier 2027, la durée de conservation prévue par l’article L.102 B du Livre des procédures fiscales passe de 6 à 10 ans. Pour les archivistes et Records managers, cette évolution impose de revoir les référentiels de conservation, mais aussi les règles appliquées dans les GED, SAE et systèmes comptables. Attention toutefois : toutes les durées de 6 ans ne passent pas automatiquement à 10 ans. Ce qui change au 1er janvier 2027 : de 6 à 10 ans La loi du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales modifie une règle importante en matière de conservation d’archives. L’article 36 de la loi modifie l’article L.102 B du Livre des procédures fiscales. À compter du 1er janvier 2027, les livres, registres, documents et pièces sur lesquels peuvent s’exercer les droits de communication, d’enquête et de contrôle de l’administration fiscale devront être conservés pendant 10 ans, contre 6 ans jusqu’à présent. Pour les archivistes et Records Managers, une mise à jour des référentiels s’impose. Mais attention au faux réflexe du « tout à 10 ans ». Un changement de quatre années peut sembler simple à traduire dans un tableau de gestion : remplacer « 6 ans » par « 10 ans » et poursuivre ses campagnes d’élimination. Ce serait précisément l’erreur à éviter. Il ne s’agit pas uniquement de « documents fiscaux » au sens strict, mais des documents entrant dans le champ du contrôle de l’administration fiscale. Le référentiel devra donc notamment être vérifié pour : les déclarations fiscales et leurs pièces justificatives les documents relatifs à l’impôt sur les sociétés les documents liés à la TVA et aux taxes assimilées les documents relatifs à la CFE et à la CVAE les livres et registres entrant dans le champ du contrôle fiscal les factures, données et pièces justificatives permettant de justifier les opérations déclarées La bonne question n’est donc pas : « Quelles lignes de mon référentiel sont aujourd’hui à 6 ans ? », mais : « Quelles catégories documentaires relèvent réellement de l’article L.102 B du LPF ? » Archives électroniques : la preuve fiscale ne se limite pas au document final La réforme ne concerne évidemment pas uniquement les dossiers papier. Je rappelle que l’article L.102 B du LPF précise que lorsque les livres, registres, documents ou pièces concernés sont établis ou reçus sur support informatique, ils doivent être conservés sous cette forme pendant le délai prévu. La mise à jour doit donc également être répercutée dans les GED, SAE, ERP, applications comptables et fiscales et autres systèmes d’information qui portent ces documents. Le sujet est d’autant plus important que la comptabilité est aujourd’hui largement informatisée. L’article L.13 du LPF prévoit en effet que le contrôle peut porter sur « l’ensemble des informations, données et traitements informatiques » qui concourent directement ou indirectement à la formation des résultats comptables ou fiscaux et à l’élaboration des déclarations, ainsi que sur la documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution de ces traitements. Autrement dit, dans un environnement numérique, la preuve fiscale ne se résume pas au document final. Il faut également s’interroger sur les données, traitements et éléments de documentation permettant de comprendre et de justifier le résultat produit. Attention toutefois : cela ne signifie pas que toutes les données d’un système comptable doivent désormais être conservées 10 ans. Selon leur nature et leur rôle dans le contrôle fiscal, documents, données, traitements et documentation peuvent relever de règles de conservation différentes. Là encore, il faut qualifier ce qui doit être conservé avant de modifier les durées. Une réforme qui concerne aussi les archives déjà constituées La réforme comporte une disposition transitoire importante : la nouvelle règle s’applique aux documents et pièces dont le délai de conservation expire après le 1er janvier 2027. Il ne suffit donc pas d’appliquer 10 ans aux documents produits à compter de 2027. Une partie des archives déjà présentes dans vos magasins, GED, SAE ou systèmes d’information est également concernée. Prenons un document établi le 2 janvier 2021. Avec l’ancienne règle de 6 ans, sa conservation aurait pris fin le 2 janvier 2027. Cette échéance intervenant après le 1er janvier 2027, le document est rattrapé par la nouvelle disposition : il doit désormais être conservé jusqu’au 2 janvier 2031. Avant toute campagne d’élimination prévue en 2027, les règles de gestion doivent donc être revues et les destructions potentiellement concernées sécurisées. Le piège du « tout à 10 ans » Un référentiel ne se met pas à jour par simple « rechercher/remplacer ». Il se met à jour par fondement juridique et par typologie documentaire ou informationnelle. Les documents comptables étaient déjà à 10 ans L’article L.123-22 du Code de commerce impose déjà aux commerçants la conservation pendant 10 ans des documents comptables et pièces justificatives. Pour les catégories correctement rattachées à ce fondement, il n’y a donc pas nécessairement de DUA à modifier. La prescription commerciale générale reste à 5 ans. La réforme fiscale ne transforme pas la prescription commerciale générale en une prescription de 10 ans. L’article L.110-4 du Code de commerce prévoit toujours une prescription de 5 ans pour les obligations nées à l’occasion du commerce, sauf prescriptions spéciales. Il n’y a donc aucune raison de faire passer automatiquement tous les contrats, conventions ou dossiers fournisseurs à 10 ans. En revanche, un même document peut répondre à plusieurs finalités. S’il constitue également une pièce nécessaire au contrôle fiscal, sa durée doit être réévaluée en conséquence. Toutes les durées sociales ou RH ne passent pas à 10 ans Le titre de la loi peut être trompeur puisqu’elle porte sur les fraudes sociales et fiscales. Pour autant, elle ne transforme pas automatiquement les DUA relevant du Code du travail ou du Code de la sécurité sociale. Référentiels, GED, SAE : les actions à engager dès maintenant La priorité est donc d’organiser une revue ciblée du référentiel et des règles réellement appliquées dans les systèmes avec les métiers concernés (comptables, fiscalistes, auditeurs, contrôleurs de gestion,....) : identifier les règles fondées sur l’article L.102 B du LPF repérer les catégories actuellement à 6 ans et déterminer lesquelles passent réellement à 10 ans, en échangeant avec les métiers concernés étendre l’analyse aux environnements électroniques : GED, SAE, ERP, applications comptables et fiscales, avec les administrateurs fonctionnels et les utilisateurs identifier les documents dont la durée devait expirer après le 1er janvier 2027, notamment dans les bordereaux d’éliminables transmis par les prestataires d’archivage lors des campagnes annuelles préparant les éliminations répercuter les nouvelles règles dans les outils qui exécutent automatiquement les durées de conservation. Cette vigilance sur les éliminations est particulièrement importante dès le dernier trimestre 2026, période pendant laquelle sont souvent préparés les bordereaux correspondant aux destructions du premier trimestre de l’année suivante. Et penser à documenter chaque modification. Une durée ne devrait jamais devenir « 10 ans » dans un référentiel ou un système sans que l’on puisse retrouver le texte et le fondement juridique qui la justifient. Un référentiel vivant, jusque dans les systèmes d’information Cette réforme rappelle qu’un référentiel d’archivage est un outil vivant de conformité et de pilotage. À l’heure de la dématérialisation, il ne peut plus se limiter aux documents au sens traditionnel du terme. Données, traitements, documentation des systèmes et preuves électroniques doivent également entrer dans l’analyse menée avec les métiers et la DSI. Une nouvelle durée légale ne se traduit donc jamais par un simple « rechercher/remplacer ». Elle suppose de comprendre le périmètre du texte, d’identifier les informations concernées et de traduire cette analyse jusque dans les systèmes qui appliquent réellement les règles de conservation. Archivistes, Records Managers, responsables GED, SAE et gouvernance de l’information : avant vos prochaines campagnes d’élimination, ouvrez vos référentiels… mais regardez aussi vos systèmes d’information. Le chantier des 10 ans a déjà commencé. Caroline Buscal Consultante experte Directrice de Serda Conseil
- Comment intégrer l’IA dans sa gouvernance de l’information sans perdre le contrôle ?
En matière de gouvernance de l’information comme dans de nombreux domaines, l’Intelligence Artificielle (IA) ne cesse de se développer. Pourtant, bien qu’elle apporte des avantages indéniables, sa cohabitation avec la gouvernance de l’information nécessite un encadrement rigoureux. Comment procéder ? À quels usages répond-elle ? L’IA est-elle déjà une réalité au sein des organisations ? Toutes les réponses. Archimag organisait le 11 juin 2026 la 6e édition de sa demi-journée dédiée à la gouvernance de l’information, qui a notamment réuni Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, et Alexandre Bernard, Directeur Technique chez Kentika, à l’occasion de la table ronde “Gouvernance de l’information et intelligence artificielle : les meilleurs ennemis ?”. Cette session a ainsi mis en exergue le paradoxe de l’IA au sein des organisations, illustré par les chiffres issus du dernier rapport Serda Conseil sur la gouvernance de l’information. En effet, comme l’a souligné Caroline Buscal, cette technologie en plein essor suscite à la fois une forte envie d'innover et une grande méfiance. Le paradoxe de l'IA : un usage quotidien mais pas encore encadré Perçue comme un formidable levier de transformation permettant d'automatiser, d'analyser et de valoriser les données, l’IA est, sans surprise, au centre de la gouvernance de l’information pour 52 % des organisations, alors qu’elles n’étaient que 10 % il y a deux ans. Pour autant, 54 % des structures y voient une forme de risque, notamment avec l'IA générative qui est devenue la 4ème préoccupation majeure en raison des risques sur la sécurité et de la perte potentielle de contrôle sur les données essentielles. Un constat justifié au vu des chiffres du rapport Serda Conseil : alors que plus de 70 % des professionnels ont déjà recours à l’IA au quotidien, 67 % des organisations n’ont toujours pas structuré leurs règles d’usage. Une absence d’encadrement des pratiques particulièrement préoccupante, et qui pourrait représenter un véritable défi en 2026 selon Caroline Buscal : “Il s’agit d’arrêter d’opposer innovation et confiance, et de réussir à faire fonctionner les deux ensemble, en exploitant la puissance créative opérationnelle de l’IA, tout en construisant un cadre clair, robuste et partagé”. L’IA, nouvelle alliée de la gouvernance de l’information Loin d’être (pour l’heure) un pilier de la gouvernance de l’information, l’IA en est néanmoins une alliée puissante, comme l’ont souligné Caroline Buscal et Alexandre Bernard. En effet, la gouvernance de l'information reste pilotée par trois principes fondamentaux que l'IA vient impacter : La fiabilité : face aux risques d'hallucinations de l'IA, il est indispensable de lui fournir un contexte précis (date, auteur, statut de validation du document) et de choisir scrupuleusement le corpus de données auquel elle a accès ; La compétitivité : l’IA permet d'automatiser des tâches chronophages (indexation de métadonnées, génération de résumés, détection d'obsolescence), ce qui fait gagner du temps et de l'argent, mais les workflows doivent préalablement être définis par l’humain ; La sécurité : pour éviter les fuites de données internes et externes, plusieurs niveaux de sécurité existent, de la rédaction d'une charte d'utilisation à l'installation d'une IA 100% interne ou l'utilisation d'une "surcouche" logicielle qui filtre les données envoyées aux IA publiques. Sous oublier le rôle indispensable de l’humain, que l’IA ne remplace en aucun cas ; néanmoins, elle offre la possibilité de libérer du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme la sélection des sources, l'ajustement des requêtes (prompts) et l'évolution des référentiels métiers. L’idée n’est donc pas de chercher à utiliser l'IA à tout prix, mais bien de partir de ses données et de ses besoins en termes de gouvernance pour identifier les processus que cette technologie peut optimiser. Retrouvez l’intégralité de la table ronde “Gouvernance de l’information et intelligence artificielle : les meilleurs ennemis ?” en cliquant ici !
- Archiviste et DSI : Faut-il tout supprimer ou tout archiver ?
Vos serveurs saturent et la Direction des Systèmes d'Information (DSI) réclame un "grand nettoyage d'automne" pour libérer de l'espace. Faut-il tout supprimer à l'aveugle, ou tout migrer vers une GED ou le Cloud ? Pour l'archiviste ou le Records Manager, la réponse est catégorique : sans un véritable Système d’Archivage Électronique (SAE), l'organisation s'expose à un risque juridique et financier majeur. Retour sur un débat classique au sein des organisations et les clés pour le résoudre. Pourquoi la GED ou le Cloud ne remplacent pas un Système d'Archivage Électronique (SAE) ? Dans une récente mise en situation proposée par Caroline Buscal (dans le rôle de l'archiviste) et Pierre Fuzeau (dans le rôle du DSI), un dialogue étrangement familier s'installe. Face à des dizaines de milliers de fichiers Word, Excel et PDF éparpillés, la DSI propose souvent des solutions de stockage alternatives (Cloud) ou de partage (GED) pour désengorger ses infrastructures. Cependant, ces solutions ne répondent pas aux exigences légales de conservation : Le Cloud automatise la sauvegarde, mais ne fait que stocker : L'architecture Cloud (de type S3) est excellente pour éviter les pertes de données ou les pannes. Mais "stocker pour stocker" n'est pas archiver. La GED gère des documents vivants, pas des archives : Une Gestion Électronique de Documents (GED) est conçue pour le travail collaboratif. Elle ne garantit ni l'intégrité absolue des documents dans le temps, ni une gestion fine des durées de conservation légales imposées par les réglementations. Comment garantir la valeur probatoire d'un document numérique ? La véritable différence apportée par un SAE réside dans la valeur probatoire (ou valeur probante). En cas de litige, un véritable archivage sert à prouver l'authenticité d'un document électronique dans le temps. Pour qu'un document conserve sa force juridique, plusieurs critères, encadrés notamment par la norme NF Z42-013 (ISO 14641) et le règlement européen eIDAS, doivent être respectés au sein du SAE : L'intégrité par le scellement : Le document archivé doit être figé (souvent via une empreinte cryptographique ou un horodatage). S'il peut être modifié à tout moment, il perd instantanément sa valeur juridique. La richesse des métadonnées : Le fichier doit être doté de métadonnées précises pour prouver son contexte de création et garantir son intelligibilité sur le long terme. Une traçabilité totale (Journalisation) : Le SAE doit conserver une trace inaltérable de tous les accès, consultations et interactions avec le document. DSI et Records Managers : la solution est dans la collaboration ainsi que dans l'appui aux métiers producteurs des documents La DSI a raison sur un point fondamental : on ne peut pas tout archiver. L'espace de stockage, l'impact écologique (Green IT) et les budgets sont limités. Mais l'archiviste a également raison : on ne peut pas tout jeter sans analyser les contenus au préalable. Supprimer des fichiers sans trier, c'est risquer d'effacer des preuves essentielles à la vie de l'organisation. Comment concilier ces deux visions ? Établir des règles avec les services producteurs sur leur gestion documentaire quotidienne : Etablir la nomenclature documentaire, les modes de gestion des versions, le nommage de fichiers, la valeur des documents pour leur activité (engageants, signés, versions de travail, brouillons, ….) Définir une politique d'archivage (Records Management) : Établir des règles claires de versement, de tri, de conservation et d'élimination finale. Travailler de concert : Le déploiement d'un SAE n'est ni un projet purement technique, ni un projet purement documentaire. C'est un projet de gouvernance globale qui nécessite une alliance forte entre l'IT et les métiers de l'information. En résumé : archiver, oui, mais le faire intelligemment ! Le passage d'un stockage "sauvage" sur des serveurs partagés à un véritable Système d'Archivage Électronique est une étape cruciale pour la sécurité juridique de votre organisation. Ce cap ne peut être franchi qu'en instaurant un dialogue constructif entre la direction des systèmes d'information, les experts en gestion documentaire et les métiers producteurs.
- Gouvernance des données : le nouvel impératif face au risque cyber
Longtemps sous-exploitée par les organisations, la donnée s’impose aujourd’hui comme le carburant indispensable à leur survie : sans elle, il ne peut y avoir ni intelligence artificielle (IA) ni gestion électronique des documents. Pourtant, jamais les risques n’ont été aussi nombreux : piratages et vols de datas, erreurs humaines, stockage non-conforme, etc. Comment la gouvernance de l’information peut s’en prémunir ? Les détails. Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, et Denis Berthault, Vice-président du gf2i (Groupement français de l'Industrie de l'information), étaient réunis le 11 juin 2026 lors de la demi-journée Archimag dédiée à la gouvernance de l’information. Plus particulièrement, la table ronde “Données stratégiques versus risque Cyber” a été l’occasion de rappeler un paradoxe majeur autour de la data. En effet, les données possèdent une valeur multidimensionnelle (opérationnelle, fiscale, juridique, sensible, etc.) et contiennent souvent des informations à caractère personnel. Par conséquent, plus l'information circule au sein des écosystèmes, plus elle devient exposée aux menaces. De quoi faire redouter à 80 % des organisations (et jusqu’à 87 % dans le secteur public) la perte pure et simple de ces données (selon les chiffres du rapport Serda Conseil sur la gouvernance de l’information, paru en mars 2026). Des menaces aussi bien internes qu’externes Si la donnée revêt un caractère stratégique pour les organisations, sa gestion est loin d’être évidente. 80 % des participants au baromètre Serda Conseil en font une priorité absolue. L’objectif premier : se prémunir d’attaques technologiques externes (ransomwares, phishing), qui demeurent le risque numéro un pour 70 % des structures. Pour autant, le facteur humain est loin d’être négligeable : les failles internes représentent une source de vulnérabilité pour 57 % des répondants. De fait, cette menace interne se matérialise au quotidien par des erreurs de manipulation ou de la complaisance : ouverture de pièces jointes suspectes, stockage de fichiers sensibles sur des espaces non sécurisés, ou encore contournement des règles de sécurité par simple commodité pour répondre à un besoin immédiat. Autant de mauvaises pratiques qui fragilisent encore la sécurité des données. L’humain au cœur de la cybersécurité Face à ce constat, se doter d’outils informatiques performants est un pré-requis indispensable, mais loin d’être suffisant. Comme le souligne Caroline Buscal, la cybersécurité est avant tout une question de comportement, de culture et de gouvernance. Protéger la donnée implique de la cartographier avec précision : savoir où elle est, qui y accède, pour combien de temps elle est conservée et avec quel niveau de confiance elle est partagée. La directrice de Serda Conseil met également en avant une mesure de protection souvent oubliée : la destruction des données obsolètes. Environ 35 % des fichiers présents dans les systèmes d'information n'ont plus aucune raison d'être conservés, et leur suppression constitue en soi une barrière de protection. Ultime bonne pratique à mettre en place : ne pas confier la gestion des données à la seule Direction des Systèmes d’Information (DSI). La gestion du risque cyber et la gouvernance de l'information doivent être portées par le COMEX, la Direction Générale et le Conseil d'Administration. C'est à ce niveau de décision qu'une communication régulière doit être maintenue pour inscrire la protection des données dans une véritable stratégie à long terme. Retrouvez l’intégralité de la table ronde “Données stratégiques versus risque Cyber” en cliquant ici !
- L'Archivage Hybride : Naviguer entre réalités physiques et ambitions numériques
Comment concilier héritage papier et transition digitale au sein de votre organisation ? L'accélération des projets de digitalisation et la généralisation de nouveaux modes de travail transforment profondément la gestion documentaire et des archives dans les organisations. Pourtant, la transition vers le "tout numérique" n'est ni immédiate ni absolue. Aujourd'hui, les directions (Achats, Services Généraux, Juridique, archives, DSI,...) font face à un défi complexe : piloter un archivage devenu évidemment "hybride". La persistance de l'archivage physique : une réalité exigeante Malgré les injonctions à la dématérialisation, le support papier conserve une pertinence indéniable. Dans de nombreux secteurs d'activité, la conservation de documents originaux au format physique demeure une exigence stricte, qu'elle soit dictée par des obligations légales, des impératifs de sécurité face à l'accroissement des cybermenaces, ou par des considérations de confidentialité. Une archive papier échappe par nature aux attaques informatiques, offrant ainsi une forme de résilience unique. Cependant, cet héritage physique impose des contraintes opérationnelles majeures. Les organisations font face à des nouveaux modes de travail bien installés (mobilité, télétravail,...), des coûts immobiliers croissants, à l'encombrement des espaces, et à la difficulté d'identifier rapidement l'information essentielle parmi des “arriérés” ou des "vracs" non qualifiés. Pour pallier cela, le recours à un prestataire spécialisé pour la conservation externalisée est une pratique incontournable. Ce marché reste dynamique et structuré, permettant de mutualiser les espaces et de garantir des conditions de sécurité optimales. Toutefois, externaliser sans politique claire de tri et d'élimination expose l'organisation à conserver inutilement des doublons ou des archives périmées, générant des coûts cachés exorbitants. L'archivage numérique : un nouveau paradigme à sécuriser En parallèle, l'archivage numérique s'impose comme un chantier stratégique. Porté par des obligations légales majeures, à l'image de la généralisation imminente de la facture électronique, le numérique redessine les flux d'informations. Attention cependant à la confusion fréquente : une Gestion Électronique de Documents (GED) ou un serveur de fichiers collaboratif ne constituent pas un Système d'Archivage Électronique (SAE). L'archivage numérique implique de figer le document, d'en garantir l'intégrité, la pérennité et la traçabilité afin de lui conférer une véritable valeur probatoire. C'est une démarche qui s'inscrit pleinement dans les engagements de sobriété (réduction des espaces et optimisation de l'empreinte carbone), mais qui exige une architecture informatique et organisationnelle rigoureuse pour éviter l'obésité numérique. Le poids incontournable des normes et réglementations Dans cet environnement hybride, la conformité est la clé de voûte de votre gouvernance : RGPD : Une gestion rigoureuse des durées de conservation et l'application stricte du droit à l'oubli, indifféremment sur supports papier et électronique. La Copie Fiable (NF Z 42-026) : Elle encadre la numérisation fidèle permettant de détruire légalement l'original papier, un levier puissant pour réduire vos stocks physiques. Système d'Archivage Électronique (NF Z 42-013 / ISO 14641) : Le standard de conception et d'exploitation pour garantir la valeur probatoire de vos archives numériques. Records Management (ISO 15489 & ISO 3030X) : Le cadre international pour définir un plan de classement par activités et piloter le cycle de vie de l'information. Bâtir une politique d'archivage conforme implique d'actualiser rigoureusement vos durées de conservation et vos délais de prescription. Pour sécuriser cette démarche, appuyez-vous sur les bases de données de référence éditées par Archimag : des référentiels incontournables et adaptés à votre secteur (public comme privé) pour vous conformer facilement à ces obligations. Le risque de la complexité : maîtriser les coûts de l'hybridation Il n'y a rien de plus risqué que de superposer un système d'archivage papier historique avec des initiatives de dématérialisation isolées. Ce manque de vision globale entraîne inévitablement des pertes d'informations, des litiges juridiques en cas d'incapacité à produire une preuve, et une inflation de vos budgets de stockage (physiques comme cloud). L'hybridité ne doit être considérée que comme un état transitoire ou une situation maîtrisée grâce à un référentiel commun. L'expertise Serda Conseil : auditeur et facilitateur de votre transformation C'est précisément lorsque les situations deviennent complexes, que les volumes échappent à tout contrôle, ou que les pratiques sont hétérogènes que Serda Conseil intervient. En qualité d'Assistant à Maîtrise d'Ouvrage (AMO) et d'auditeur expert, notre rôle est d'apporter de la clarté et de la rationalité à votre gouvernance documentaire. Nous réalisons des diagnostics complets de vos stocks (physiques et numériques), identifions les flux redondants et étudions les opportunités concrètes de dématérialisation. Que vous ayez besoin d'optimiser vos coûts d'externalisation, de préparer un appel d'offres (AO) pour renouveler vos prestataires archiveurs, ou de déployer un SAE en conformité avec la réglementation, nous bâtissons avec vous une feuille de route sur-mesure. L'archivage n'est plus une simple fonction logistique : c'est un acte de management, de sécurité et d'optimisation économique. Reprenez le contrôle de votre patrimoine hybride. Caroline Buscal Consultante experte Directrice de Serda Conseil
- Le référentiel documentaire : la clé de voûte de votre Gouvernance de l'Information
Et si le classique tableau d'archivage n'était qu'une simple extraction d'un outil de pilotage stratégique bien plus vaste ? Dans un environnement de travail 100 % numérique, la gestion de l'information ne peut plus se traiter en silos. Historiquement, les organisations se sont beaucoup appuyées sur le référentiel de conservation (le fameux "tableau de gestion") pour gérer la fin de vie et le sort de leurs documents. Mais aujourd'hui, face à la multiplication des flux documentaires, des applications métiers et des exigences réglementaires accrues (cybersécurité, RGPD), cette approche purement archivistique montre ses limites. Pour véritablement maîtriser et sécuriser son capital informationnel, il est temps de changer de paradigme et d'adopter une vision orientée "Gouvernance de l'Information". L'outil indispensable pour y parvenir ? Le référentiel de gestion des documents et des données, pensé comme un véritable "référentiel pivot" centralisateur et “multidimensionnel” . Une grille de relevé unique pour nourrir toute votre gouvernance de l’information Plutôt que de construire des référentiels cloisonnés et redondants (un pour les archives, un autre pour la sécurité, un troisième pour la GED,...), le référentiel pivot agit comme une matrice globale et consolidée. Il cartographie et normalise les attributs de gestion de tous les documents et jeux de données directement issus des processus métiers de l'organisation. Concrètement, il s'agit d'une grille d'analyse exhaustive qui va permettre d'alimenter les pans de la gouvernance informationnelle en agrégeant toutes les métadonnées nécessaires: Référentiel de sécurité et confidentialité : définition des niveaux de sensibilité de l’information et des matrices d'habilitations (lecture, modification, purge) selon les profils métiers ; Référentiels de classification et métadonnées : élaboration des plans de classement, structuration des arborescences et dictionnaires de données pour garantir l'accès à l'information ; Référentiel de cycle de vie : modélisation des workflows, des circuits et des niveaux de validation, du document de travail au statut de document publié ; Référentiel de conservation : définition des durées de conservation (ou appelées Durées d'Utilité Administrative -DUA), des délais de prescription, des obligations légales et du sort final (destruction ou archivage patrimonial). Dans cette nouvelle approche, le "référentiel de conservation" devient alors une vue extraite, essentielle mais partielle, de la base de connaissances globale que constitue ce référentiel pivot. Évaluer la valeur et les niveaux de risque de l'information La force de ce référentiel élargi réside dans sa capacité à qualifier les données sous un angle stratégique et de gestion des risques. Au-delà de la simple typologie documentaire, la matrice permet de recueillir des indicateurs vitaux : la présence ou non de données personnelles la valeur du document (opérationnelle, probante, judiciaire, patrimoniale) son statut de criticité (de "non essentiel" à "vital") et évalue le niveau de risque associé (allant de faible à critique) en cas de défaut de conformité ou de perte. Ainsi qualifiée, l'information est prête à être intégrée de manière automatisée et sécurisée dans l'ensemble des systèmes (GED, SAE, SIRH, ERP,...). Par où commencer ? Construire un tel outil est une démarche profondément transversale et pragmatique. Elle exige de faire collaborer les métiers((producteurs de la donnée, du type de document,...), la Direction des Systèmes d'Information (urbanisation du SI), les fonctions juridiques et le Délégué à la Protection des Données (DPO). Pour aller plus loin Pour découvrir concrètement comment initier cette dynamique collaborative et construire une cartographie hybride des documents et données, notamment sur le volet du cycle de vie et de la conservation, je vous invite à lire mon article publié sur le site Archimag : Construire et faire vivre son référentiel d’archivage : mode d’emploi entre conformité et mémoire Vous souhaitez être accompagné pour consolider vos référentiels documentaires et structurer votre Gouvernance de l'Information ? Les experts de Serda Conseil vous accompagnent pour transformer votre patrimoine informationnel en un véritable levier de performance, dans une démarche centrée sur l'humain et la sobriété numérique. Caroline Buscal Consultante experte Directrice de Serda Conseil
- Réussir son projet ANET et l'IA : les clés d'une gouvernance documentaire exemplaire dans le médico-social
Cartographie des processus, intégration au PCA et visa des Archives Départementales : comment bâtir une gouvernance documentaire exemplaire pour financer votre projet ANET et préparer l'IA de demain. Le secteur médico-social public et associatif face à une transformation profonde dans ses pratiques documentaires. Travaillant de plus en plus en réseau, avec de multiples établissements en région ou inter régions, les structures accumulent une masse considérable d'informations sensibles (dossiers usagers, données RH, bilans de santé,...). L'arrivée de l'IA Générative offre des perspectives intéressantes pour exploiter tous ces gisements documentaires et alléger le quotidien des équipes. Cependant, sans une structuration préalable et une mise en qualité des ensembles documentaires et des données, introduire l'IA sur des données éparpillées entre serveurs, drives, teams, sharePoints, et applications métiers ne fait qu'amplifier les risques de sécurité, de pertes d'information et de non-conformité. Et il n’est pas vain de dire qu’il existe encore des volets documentaires gérés sur support physique qui continuent à être classés dans des armoires de travail pour les équipes ou dans un espace d’archives papier. La performance d'une organisation repose notamment sur la maîtrise du cycle de vie de ses données et documents Cette information fait partie des nombreux enseignements issus du Rapport 2026 sur la Gouvernance de l'Information numérique publié par Serda Conseil et Archimag. Dans le secteur médico-social, cela exige notamment de définir une véritable politique d'archivage, des droits et responsabilités de chacun, notamment en matière de données sensibles, et de formaliser une doctrine documentaire communicable auprès des équipes. Il ne s'agit pas seulement de numériser ou d’enregistrer des fichiers nativement numériques, mais de bâtir un socle documentaire partagé : plan de classement, niveau de classification, charte de nommage, gestion des droits d'accès et de partage, et règles de conservation conformes au RGPD, aux exigences du SIAF et à la certification HDS,... Le programme ANET Cette rigueur est le préalable indispensable pour réussir les opportunités de financement comme le dossier ANET - “Archivage Numérique En Territoires” . Ce programme de subvention annuelle ¹, porté par le Service Interministériel des Archives de France (SIAF), sous l'égide du Ministère de la Culture, est destiné à soutenir les projets numériques à forte valeur ajoutée, notamment la mise en place d'un Système d'Archivage Électronique (SAE) et la conservation à valeur probante. Monter un dossier ANET à fort impact, implique au préalable De cartographier la réalité des processus documentaires métiers du terrain (soins, majeurs protégés, RH, finances, commande publique, suivi médical,...) et d’identifier les points à améliorer, D'associer étroitement les Archives Départementales dès l'origine ² car cela conditionne l'obtention du visa réglementaire obligatoire au dépôt de votre dossier de subvention, et D''inscrire la trajectoire d'archivage dans le Plan de Continuité d'Activité (PCA) pour sécuriser la maîtrise et la valeur probante des documents et données sensibles en temps de crise. L'accompagnement Serda Conseil C'est fort de cette vision opérationnelle que Serda Conseil accompagne régulièrement les acteurs du secteur. S'appuyant sur de nombreuses références auprès d'établissements hospitaliers et de réseaux médico-sociaux, notre équipe intervient sur toute la chaîne de valeur : de la cartographie des processus documentaires à la co-construction de la doctrine documentaire et de la politique d'archivage, jusqu'à l'accompagnement au changement via la « formation de relais métiers» et le montage final du dossier ANET. En structurant à vos côtés votre patrimoine documentaire aujourd'hui, nous préparons vos équipes à exploiter sereinement la puissance de l'IA de demain. Retrouvez l’intégralité de la keynote d’ouverture “Gouvernance de l’IA : sortir du “shadow AI” pour l’IA métier” en cliquant ici ! ¹en 2025 : Nombre de dossiers retenus : 28 projets lauréats pour un montant total attribué d’environ 450 000 €. ²L'implication précoce des Archives Départementales est indispensable pour garantir la conformité scientifique et juridique de votre politique d'archivage (normes SIAF).
- Gouvernance de l'information : l'IA face au défi des vracs numériques
Le traitement des vracs numériques constitue un jalon essentiel de la gouvernance de l’information, comme l’ont rappelé Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, et Noureddine Lamriri, Product Strategy and Presales Director chez Everteam, à l’occasion de la table ronde “Le chaos des vracs numériques : l'IA au secours du nettoyage de masse” organisée le 11 juin 2026. Au-delà du partage de conseils permettant d’inverser la tendance, cette session a été l’occasion de présenter des chiffres-clés issus du dernier rapport Serda Conseil dédié à la gouvernance de l’information. Le Groupe Serda - Archimag organisait le 11 juin dernier sa demi-journée consacrée à la gouvernance de l’information, qui a attiré près de 200 participants. En particulier, la session intitulée “Le chaos des vracs numériques : l'IA au secours du nettoyage de masse” a réuni Caroline Buscal et Noureddine Lamriri pour évoquer une problématique trop connue des organisations : l’éparpillement et la mauvaise gestion des données, empêchant de créer toute valeur ajoutée à partir des ces actifs numériques pourtant précieux. En cause : le volume grandissant de documents à traiter, comme le démontre le dernier Rapport sur la Gouvernance de l’Information, des Datas et de l’IA, publié par Serda Conseil en mars 2026. Pour Caroline Buscal, l’heure n’est ainsi plus seulement à l’infobésité, mais bien à la submersion : 72 % des organisations se disent asphyxiées et ont le sentiment de se noyer sous des flux d'informations hybrides (internes et externes). Des enjeux liés à l'accessibilité et à la sécurité Face aux vracs numériques et à l’éparpillement des données au sein d’une multitude d’outils, la principale difficulté des professionnels concerne, sans surprise, la recherche d’information. À tel point que 89 % des participants au Rapport Serda Conseil réclament une simplification des accès, avec davantage de convergence et la réduction des silos de données. Se pose également la question de la sécurité, préoccupation majeure des organisations en matière de gestion de contenus (selon une enquête Archimag de 2024). Avec le maintien des vracs, ce sont des centaines de téraoctets qui sont stockés passivement sans gouvernance, exposant les organisations à la négligence humaine et à de graves failles de conformité, notamment lors d'audits de sécurité comme la directive européenne NIS2. Dès lors, le nettoyage de ces espaces s’impose, non pas comme une “lubie d’archiviste”, mais bien comme un levier crucial pour réduire les risques et, in extenso, les coûts de stockage. L’Intelligence Artificielle, meilleure alliée contre les vracs numériques ? Face à l'impossibilité de faire nettoyer manuellement des millions de fichiers par les équipes, 46 % des professionnels voient l'IA comme un outil de travail essentiel. Pour Caroline Buscal, cette technologie, sous réserve qu’elle soit bien intégrée à des processus et des méthodologies, pourrait permettre d'inverser la tendance en facilitant : La cartographie des fichiers ; La classification sémantique ; L'indexation automatique et le tri. Un constat partagé par Noureddine Lamriri, qui met néanmoins en garde contre le recours à une IA générative, trop coûteuse et lente. A contrario, la meilleure alternative serait de combiner des règles rustiques, du Machine Learning (apprentissage automatique) et de l'IA générative pour classer et extraire les métadonnées des documents. Avec des résultats probants pour les organisations : en moyenne, l'analyse d'un vrac permet de détruire 30 % de fichiers inutiles (ROT), d'en archiver 25 %, et d'en conserver 45 % dans les espaces actifs, stabilisant ainsi les coûts de stockage. Retrouvez l’intégralité de la table ronde “Le chaos des vracs numériques : l'IA au secours du nettoyage de masse” en cliquant ici !
- Gouvernance de l’information et Intelligence Artificielle : les 5 tendances à suivre de près
Le Groupe Serda - Archimag organisait le 11 juin 2026 la 6e édition de sa demi-journée dédiée à la gouvernance de l’information. L’événement, qui a rassemblé près de 200 participants, a ainsi été l’occasion de présenter les grands enseignements issus du dernier Rapport Serda Conseil sur la gouvernance de l’information numérique, des datas et de l’IA. En particulier, la keynote d’ouverture, qui a réuni Caroline Buscal, Directrice de Serda Conseil, et l’expert Philippe Nieuwbourg, a dévoilé 5 tendances qui régissent le marché aujourd’hui. Tour d’horizon. Intitulée “Gouvernance de l’IA : sortir du “shadow AI” pour l’IA métier”, la keynote d’ouverture de la demi-journée Archimag a mis en lumière les défis et opportunités qui accompagnent l’essor de l’Intelligence Artificielle (IA) dans les organisations. Aux côtés de Philippe Nieuwbourg, Data Strategist & Data Governance Coach, Caroline Buscal, Directrice du cabinet Serda Conseil, est notamment revenue sur l’importance grandissante de cette technologie, qui soulève aujourd’hui des questions en termes d’appropriation par les métiers. Preuve en est les résultats du Rapport sur la Gouvernance de l’information numérique, des Datas et de l’IA, publié en mars 2026 par Serda Conseil, dont certains ont été présentés par Caroline Buscal lors de cette session d’ouverture. Et alors que l’IA occupe une place toujours plus importante dans les organisations, l’avenir de la gouvernance de l’information semble plus que jamais lié à cette technologie, comme le démontrent 5 grandes tendances évoquées par les experts. Tendance n° 1 : L'explosion des usages et le danger du "Shadow AI" Le Rapport 2026 sur la gouvernance de l'information numérique met en évidence la progression fulgurante de l'adoption de l'IA, aujourd'hui utilisée par 64 % des collaborateurs, contre seulement 10 % en 2024. Pour autant, les pratiques s’opposent encore à un manque d’équipement et d’encadrement : 26 % des répondants n’ont pas de solution d’IA générative installée nativement sur leur poste de travail. Conséquence : les outils “grand publics” (ChatGPT, Claude, Gemini, etc.) sont largement privilégiés, alors même que leur utilisation n’est absolument pas encadrée. Ce phénomène de "Shadow AI" engendre, sans surprise, un fort sentiment d'insécurité : 39 % des organisations considèrent cet usage non maîtrisé comme un risque de sécurité de premier plan, et près de la moitié y voient une véritable menace. Tendance n° 2 : Repenser le pilotage de l’IA grâce à des chartes dédiées Face à ces pratiques, le constat est sans appel : 67 % des organisations sont dépourvues de charte d’usage autour de l’IA (en particulier dans le secteur public). Par ailleurs, 38 % des répondants confient le pilotage de l'IA exclusivement à la Direction des Systèmes d'Information (DSI), ce qui en freine l'appropriation par les directions métiers. Et si la mise en place d’une charte peut sembler ambitieuse, il s’agit en réalité d’un projet simple à mener, comme en témoigne la démarche initiée par le Groupe Serda - Archimag en 2025. “Le terme peut faire peur, mais la réalité est toute autre : notre charte fait une page et demi, rédigée de manière collective, ce qui est important. En parallèle de l’élaboration de la charte, des expérimentations ont été menées pour vérifier l’intérêt d’utiliser l’IA en fonction de nos métiers et de nos secteurs d’activité, et lorsqu’une pratique nous semblait intéressante, une règle était établie pour éviter, justement, de pratique l’IA sans avoir de cadre”, relate Caroline Buscal. Tendance n° 3 : L'urgence d'une formation opérationnelle pour tous Le Shadow AI apparaît également comme la conséquence d’un “besoin criant de formation”, comme le décrit Caroline Buscal. En effet, bien que l’IA touche désormais tous les niveaux de responsabilité, les plans de formation sont encore majoritairement réservés aux seuls comités de direction ou managers. Pour que cette montée en compétences permette réellement de limiter les risques liés au "Shadow AI", elle doit avant tout tendre vers l’opérationnel, c'est-à-dire être axée sur la pratique plutôt que sur de grandes déclarations théoriques. En la matière, la démonstration s’impose comme la méthode la plus efficace ; par exemple, faire manipuler l'outil aux équipes pour leur prouver concrètement ce qu'il se passe lorsqu'elles copient-collent la documentation d'un client dans une intelligence artificielle publique comme ChatGPT. Tendance n° 4 : Le défi environnemental et la sobriété numérique Au-delà de l’encadrement des pratiques et de la formation, l’IA est également pointée du doigt pour son impact écologique. En effet, cette technologie est particulièrement gourmande, aussi bien en eau qu’en énergie. Or, encore trop souvent, l’IA est utilisée au quotidien pour des tâches particulièrement simples. Pour allier IA et sobriété numérique, Caroline Buscal et Philippe Nieuwbourg recommandent avant tout d’accompagner les utilisateurs et de les former pour concevoir des requêtes (prompts) permettant d'obtenir des réponses précises sans générer des itérations inutiles et énergivores avec la machine. Le déploiement d'IA et de modèles de langage (LLM) internalisés propres aux organisations est également une piste pour mieux maîtriser cette empreinte carbone. Tendance n° 5 : Vers une IA au service de l’humain Malgré les risques qu’elle représente encore, l’IA est aussi source de nombreux bénéfices, sous réserve qu’elle fasse l’objet d’une gouvernance dédiée. Elle s’impose de fait comme un outil formidable pour automatiser les tâches chronophages et permettre aux employés de se recentrer sur le cœur de leur métier. Dans les Ressources Humaines, par exemple, en confiant à un agent conversationnel le traitement des questions basiques (comme le solde de jours de congés), les équipes RH peuvent dégager du temps pour se consacrer à des missions à forte valeur ajoutée, comme la gestion des plans de compétences et l'accompagnement complexe des salariés. De quoi démontrer que la réussite de la transition vers l’IA repose avant tout sur notre capacité à encadrer collectivement ses usages pour la replacer durablement au service de l'humain. Retrouvez l’intégralité de la keynote d’ouverture “Gouvernance de l’IA : sortir du “shadow AI” pour l’IA métier” en cliquant ici !
- En synergie avec Serda Conseil, découvrez Code Confiance, le nouveau média dédié à la confiance numérique
À mesure que les organisations accélèrent leur transformation digitale, la confiance numérique devient un enjeu critique. Accès aux services, sécurisation des échanges, conformité réglementaire, réputation : tout repose désormais sur des infrastructures et des choix technologiques sensibles. Une confiance numérique durable ne se décrète pas. Elle se bâtit dans le temps, à travers des choix éclairés, des contrôles rigoureux et une compréhension fine des risques. Pour vous aider à naviguer dans cet environnement complexe, Serda Conseil est fier de vous présenter Code Confiance, votre nouveau média propulsé par Archimag et le Groupe Serda, qui a pour mission de décrypter les enjeux clés de la confiance numérique. Un écosystème face à des risques protéiformes Derrière les promesses technologiques se cachent des réalités opérationnelles : dépendances aux fournisseurs, risques cyber, évolutions réglementaires ou encore nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle. Code Confiance a pour vocation de rendre ces sujets lisibles. Le média analyse les tendances de fond, identifie les risques, évalue les dépendances technologiques et mesure les impacts sur les systèmes d'information et leur conformité légale. Décrypter la complexité pour mieux décider Pour les DSI, RSSI, CISO, directeurs juridiques, responsables de la conformité et les directions générales, la sécurisation des systèmes et le choix des bons prestataires sont des défis quotidiens. Code Confiance se positionne comme une véritable vigie. Grâce à un écosystème complet, le média éclaire la prise de décision : Un site internet pour suivre l’actualité au quotidien, accéder à des analyses et des regards d'experts. Un magazine digital bimestriel, pensé comme un guide d'achat avec des comparatifs, des cas d’usages concrets et des retours d’expérience. Le premier numéro de Code Confiance est disponible, téléchargez-le gratuitement. Une newsletter régulière et un compte LinkedIn pour synthétiser l’essentiel et capter les signaux faibles du marché. À travers ces contenus, Code Confiance accompagne les professionnels dans leurs décisions. Il aide à identifier les risques, comprendre les dépendances et choisir les solutions adaptées. Plus qu’un média, Code Confiance s’inscrit dans une démarche : accompagner les organisations dans la construction d’une confiance numérique durable. Car celle-ci ne se décrète pas. Elle se bâtit dans le temps, à travers des choix éclairés, des contrôles rigoureux et une compréhension fine des risques. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter : infos@serda.com. L'équipe Serda Conseil se fera un plaisir de répondre à vos questions. Suivez-nous sur Linkedin pour ne rien manquer de notre actualité.
- Les enjeux 2024 en matière de gouvernance de l’information numérique
Le 13ème Rapport sur la gouvernance de l'information numérique du Groupe Serda Archimag livre un cru 2024, et il est très orienté sécurité des informations et des data. Il paraîtra le 1er mars 2024, on vous livre donc en avant première le résultat en matière d’enjeux de gouvernance de l’information numérique pour 2024. Une certitude, pas de ralentissement en matière d’investissements pour le numérique ; les entreprises et organismes du secteur public maintiennent le cap de leur transformation en maintenant leur niveau d’investissements financiers, nous disent 56% des répondants. En revanche, ils les flèchent vers des solutions et des modes d’organisation qui répondent aussi à des préoccupations de sécurité des informations numériques et des données. Data et IA au cœur des programmes de Gouvernance de l’information numérique Dorénavant le cœur de tout programme est constitué pour 39% des organismes de données, qu’elles soient techniques, géographiques, personnelles.... avant même les documents. On assiste à une véritable bascule en termes de constitution du périmètre de la GI : on place dorénavant en rang 2 la notion de document au profit de celle des data. Extrait du rapport de la Gouvernance de l’Information Numérique 2024 Cela relance la question des "risques" en matière de sécurité des informations, et ce sont des craintes portées par 77% organisations qui vivent la perte des données comme la conséquence première, à laquelle s’ajoute l’atteinte à la réputation de son organisme (perte de confiance de la part des salariés, agents, clients, fournisseurs, etc.) en cas de faille dans la protection des données du système d’information. Le cru 2024 apporte aussi des ouvertures vers des domaines émergents mais intégrés dans les programmes de Gouvernance : l’intelligence artificielle dont on nous parle dans tous les forums ou débats prend déjà sa place : 10% des organisations l'incluant déjà dans le domaine comme un actif évident bien que ce soit un sujet émergeant ; et 13% des organisations disent avoir réalisé un projet de GED/ECM autour de l’intelligence artificielle, et 45% prévoient un projet dans les 2 ans. Qu’en est-il des évolutions au niveau des enjeux pour les organisations concernant la Gouvernance de l’Information Numérique version 2024 ? • En n° 1 : Accès et partage de l'information D’année en année, nous voyons se confirmer l'enjeu de "l’accès et du partage de l’information et des connaissances", qui truste toujours la première marche du podium, avec un score dominant de 77% , au même niveau qu’en 2023, qui place comme enjeu prioritaire les attendus des collaborateurs comme des managers de leur faciliter l’accès aux informations et données nécessaires dans le cadre de leurs activités professionnelles. • En n° 2 : Maîtrise des risques En deuxième place et toujours avec une forte augmentation qui se confirme depuis quelques années, on trouve le sujet de la "maîtrise des risques en termes de gestion de l’information, des documents et des données". Cet enjeu est devenu essentiel voire critique. Il se se positionne dorénavant à hauteur de 67%, soit 9 points de plus en 1 an et un total de plus de 17 points en 2 ans ; on y voit notamment l’effet du contexte de cybercriminalité dans lequel toutes nos organisations se sentent exposées ; la cybersécurité s’inscrit dorénavant comme une stratégie dominante dans les organisations. Rappelons que selon l’ANSSI, une hausse de 400% des cyberattaques a eu lieu en France depuis 2020, 69% visent des entreprises, 20% des collectivités territoriales et 11% des établissements de santé soit 1 sur 10 ! Le coût financier moyen pour les ETI qui courent le plus grand risque, oscille entre 3 et 10 M d’€, source AMRAE. Extrait du rapport de la Gouvernance de l’Information Numérique 2024 La Gouvernance de l’information numérique devient le cadre de référence pour ne pas dire de sécurité dans lequel s’inscrit l’ensemble des programmes numériques de nos organisations, quels que soient les métiers, les fonctions, les types de données, les types d’informations, les interactions qui soient concernés. • En n° 3 : Règles et process "Définir des règles et process en matière documentaire" passe en 3ème place, avec une progression de 12 points en 1 an … un cadre de référence attendu par les collaborateurs, mais équipé de modes opératoires et de protocoles pour faciliter les usages, ce qui répond à un objectif opérationnel d’outillage. Complétant cet enjeu de maîtrise des risques, on voit progresser de 4 points l’enjeu de "pérennité à long terme de certains documents et données", ainsi cela devient essentiel pour un répondant sur 2 (50,46%). Toutes ces réponses sont cohérentes avec le sentiment de maturité du sujet "Gouvernance de l’information" dans les organisations, et son attendu de cadre de sécurité de l’information numérique. On y perçoit une percée de l’archivage électronique, ce qui nous est confirmé par 54% des organisations qui engagent des projets dans le domaine ; c’est déjà en place pour 22%, permettant ainsi d’offrir à travers un système d’archivage électronique une réponse complète, sécurisante et conforme aux obligations de tous. Le développement de ces projets cette année est aussi une conséquence directe de la mise en service dans plus de 45% des organismes des systèmes de signature électronique suffisamment démocratisée pour permettre à tous selon ses responsabilités ou ses niveaux de délégation de pouvoir en bénéficier. Les autres segments de la question sont restés stables sur les trois dernières places, la "valorisation des informations", à hauteur de 29% (variation de - 1 point / 2023), "la maîtrise des coûts" en baisse à hauteur de 8% , et le "passage au 100% numérique" stabilisé autour de 10 à 11% : la notion de passage à un "0 papier" n’est donc plus un enjeu, sans doute seulement une étape dans un programme de GI… Le numérique responsable n’est pas encore un enjeu C’est pourtant un volet essentiel que celui du "numérique responsable" ; force est de constater que nous sommes encore loin de parler de "gouvernance responsable" car 6% seulement des organisations ont réalisé un bilan carbone du numérique. Extrait du rapport de la Gouvernance de l’Information Numérique 2024 Ce résultat est très faible, le sujet tarde à décoller et pourtant les obligations réglementaires sont en place : à partir de 2026, la loi Climat et Résilience promulguée en août 2021 obligera les acheteurs publics à ajouter dans les appels d’offres au moins un critère de responsabilité sociale et environnementale ; le secteur des collectivités a en parallèle l’obligation de mettre en place leur propre démarche RSE avec notamment celle concernant la sobriété numérique dans le cadre de la prise en compte de la loi REEN (loi n°2021-1485 promulguée le 15 novembre 2021 visant à Réduire l'Empreinte Environnementale du Numérique en France et son décret d’application du 29 juillet 2022 relatif à l'élaboration d'une stratégie numérique responsable par les communes de plus de 50 000 habitants et les établissements publics de coopération intercommunale). Bien d’autres éléments sont analysés dans le rapport 2024 de la Gouvernance de l’information numérique. Retrouvez-le en téléchargement dès le 1er mars sur le site serda conseil .





